Accueil > Palestine > Palestine ici et ailleurs > Service Civique International 2012-2013 > Etre un paysans en Palestine.C’est comme en France (1)

Etre un paysans en Palestine.C’est comme en France (1)

Publié le samedi 20 avril 2013

Etre un paysan en Palestine.

C’est comme en France : avoir un tracteur, cultiver son champs, récolter ses produits, s’organiser à plusieurs, transformer sa marchandise, chercher des marchés, vendre sa marchandise et enfin pour le plaisir faire quelques bouteilles de vins et manger ses légumes.

Et comme en France on rencontre des difficultés : avoir des avaries de tracteur, des forces de l’ordres peut coopérantes, avoir du mal à aller à son champ, des forces de l’ordres peut coopérantes, avoir des récoltes asser faibles, des forces de l’ordres peut coopérantes. . .
"Attend attend, STOP ! Il ya pas un problème là ?
- Les forces de l’ordre ? Ouais bah ça revient tout le temps j’y peux rien. . .
-Mais il va être dégueulasse ton texte !
-Bah attend je vais expliquer ça ira plus vite."

Souvent les champs se retrouvent près du mur. Car le mur st’espèce de fouine demande des zones de sécurité. Du coup il te choppe ton champ.
Et tu ne peux pas t’en approcher de trop près avec certains type de véhicule. Donc tu risques l’immobilisation de ton tracteur :
accent du sud « Monsieur donnez nous les clés du véhicule cong ».

Mais bon en Palestine ils sont habitués alors des trousseaux de clés. . . Ils en ont un paquet ! Mais pareil ça à ses conséquences :
« Peuchèreu je t’avais dit de pas bouger ton putaing de tracteur ! ».
Et là c’est moins drôle, tu te retrouve avec une rafale de M16 dans les pneus, enfin selon l’humeur du type.

En fait si tes champs sont du mauvais côté de la barrière il te faut un permis pour y aller. Ce permis ne t’autorise qu’un accès hyper restreint, en gros tu ne peux y aller que pour les récoltes. Donc pas d’entretient queudal et ton terrain ressemble à la tête de Bob Marley après 4 mois de vacances : c’est la friche. Moi j’ai jamais vus une grappe de raisin pousser dans la tête de Bob. J’imagine que dans un champ c’est pareil.
En plus la barrière peut se construire pendant que t’es au taffe (Ha il est fourbe le mur). Alors t’as intéret à avoir une clé de 36. Pour démonter la barrière de sécurité de l’auroute qui vient de couper ton chemin. Et à ce que les soldats du coin est le sommeil bieeen louuuurd.

"Ha oui les forces de l’ordre. . .
-Je t’avais dit, ça revient tout le temps. Mais attend là ils ont récolté, ils vont aller vendre leur raisin à Gaza."

Alors quand tu as réussi avec ta coopérative à récolter une quantité accéptable de raisin et avoir rempli toutes les merdouilles administratives pour l’exporter tu peux y aller. Aujourd’hui destination Gaza : roulement de tambours
en arabe « Qu’est ce qu’il fout là ce check point ? »

Tadaaaam un checkpoint fermé ! Bien sur personne pour l’ouvrir et après trois jours entre 35 et 40 degrès en plein soleil enfin un péquin vient te rendre visite :
Re-accent du sud « C’est bon vous pouvez passer. Mais il sent pas le vinaigre votre raisin là ? » Et oui le raisin quand ça reste comme ça en plein cagnard ça pourrit.

Et ça c’est les techniques les plus directes pour pourrires la vie des agriculteures. C’est à ce moment qu’on voit moins de force de l’ordre.

"C’est cool ça non ?

  • Bah pas trop au final. Mais je raconterais la suite demain, il commence à être trop long ce texte.
  • T’as pas tort."

Désolé pour les gens du sud de la France ! Wit. L.

CEMEA Pays de la Loire - 15 bis allée du comandant Charcot - 44000 Nantes - 02 51 86 02 60 SPIP | réalisé et hébergé par les CEMÉA Pays de la Loire | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0