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Sur la route, partie2 : nord de la Cisjordanie occupée

Publié le samedi 19 avril 2014

On prend les mêmes et on recommence, cette fois direction le nord de la Cisjordanie. Trois étapes : Jénine, Tulkarem et Qalqilya.

Première étape : Jénine. Nous voulions visiter le camp de réfugiés mais la nuit dernière des tensions ont eu lieu entre les habitants du camp, l’autorité palestinienne et l’armée israélienne. En effet, depuis un mois environs, alors que trois jeunes ont été tués par l’armée israélienne, la situation est tendue dans ce camps. L’autorité palestinienne essaye d’apaiser la colère. Il est donc préférable de ne pas visiter le camp aujourd’hui. Nous nous arrêtons seulement à l’entrée, devant la sculpture d’un cheval tenant la clé, symbole du retour pour les réfugiés. Ce cheval est fait à partir de métal récupéré des voitures détruites par les tanks lors de la seconde Intifada.

Seconde étape : Tulkarem. Nous ne nous attardons pas en centre ville, qui n’a rien d’attractif. Nous sommes invités à rencontrer un agriculteur. Sa terre a été en partie confisquée par Israël, on peut voir le Mur de l’apartheid qui traverse ses cultures. Son projet est de replanter autant d’oliviers en Cisjordanie que l’armée israélienne en a détruit lors de la construction du mur. On y rencontre deux françaises qui sont là justement pour ça : sur une initiative personnelle, elles ont collecté de l’argent afin de venir planter des oliviers.

Troisième étape : Qalqilya. Qalqilya a une particularité : c’est une ville entourée du mur. Avant la construction du mur, la ville s’étendait sur une quinzaine de kilomètres, il n’en reste que 6. Il n’y a qu’une seule entrée. Sur les conseils d’un ami, nous allons rendre visite à un autre agriculteur. Le mur se dresse à une centaine de mètres de chez lui, au milieu de ses champs. Il a parfois l’autorisation de cultiver ces champs de l’autre côté du mur mais les heures de passages sont aléatoires et plus il cultive, plus on lui demande de l’argent. De plus, Israël a creusé des canaux dans ces champs pour évacuer de l’eau sale. Non seulement cette eau est sale mais cela entraîne des problèmes d’inondations l’hiver, détruisant ainsi les pousses à récolter.

La situation dans cette ville est vraiment mauvaise, on nous dit que de nombreux internationaux et organisations israéliennes sont venus mais rien n’est fait en leur faveur car il faudrait un long travail de dialogue pour faire bouger les choses. Même l’autorité palestinienne se désintéresse de cette cause.

Nous reprenons une dernière fois la route en direction de Naplouse, retour à la maison avec plein de nouvelles informations à méditer.

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