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.. Medenine, aux portes du désert ..

Publié le jeudi 17 mars 2016

Je m’en vais vivre un volontariat d’un ans dans la ville de Medenine dans le sud tunisien. Après une semaine voici le topo ..

Une semaine après mon arrivé sur le sol Tunisien, voici quelques nouvelles. Après un bref passage par Tunis où j’ai pu faire de chouette rencontre, je suis ici à Médenine dans le sud de la Tunisie, à une centaine de kilomètre de la frontière lybienne, entre les montagnes et la mer, aux portes du désert. Je n’ai pas eu le souhait depuis mon arrivée d’aller voir ce qu’il se passe autour, mais grace à différents échanges, j’apprends que tout se trouve à 30 kilomètres et qu’il y a de nombreuse chose à aller voir. Médenine est avant tout une ville résidentielle et comme a priori partout ici le chomage et la débrouille vont de paire.

Pour le moment, je vis avec les volontaires européennes déjà présente au sein de l’association, trois italiennes et une allemande ainsi que le copain d’une des volontaire. A partir du mois d’Avril, je disposerais surement d’un petit logement. Ma condition est de disposer d’une cuisine équipée. Il est possible de rester pour moi dans cette maison cependant afin de disposer de mon autonomie et de ne pas intervenir dans dans une organisation déjà réfléchi je souhaite avoir un logement seul. La question du logement fait partie des points de conflits entre nous les volontaires et l’association, mais rien de grave ..

J’ai eu la chance de rencontrer de nombreuse personne, des jeunes et des moins jeunes, mais dans l’ensemble des personne « actives » qui vivent et font vivre ce que la société civile n’offrent plus forcément.. des moments de culture et de loisir. Parmis ces personnes, nous pouvons ciblés trois groupes différents, deux groupes de théatre : un constitué de personne diplomés ou en cours de professionalisation qui sillone la Tunisie afin de partager leurs passion et un groupe de jeunes locaux qui travail très réguliérement et de façon assidu afin de créer leur pièce de théatre, ils et elles sont accompagnéEs par le centre culturel que je n’ai pas encore pus rencontrer.

Le troisième groupe est un groupe de jeunes musicien.ne.s, adepte de la guitare, des percussions improvisés et du chant engagé. Même durant un anniversaire que nous avons vécus samedi dernier, les chanssons parlent des situations de la jeunesse, du chomage, de l’exil, de la révolution et du souhait de garder les idéaux qui ont émergé durant les moments d’organisation et d’autogestion populaire. Ici la culture berbère - amazigh, est très présente et me donne envie d’en apprendre plus sur l’histoire de ces « personnes refusant de tout temps l’occupation qu’elle soit arabe, ottomane, européenne ou même tunisienne ».

Ici, la police et l’armée sont partout et grace à de nombreuse discussion nous avons pus parler de la façon dont certaines personnes conçoivent cette présence. Forcément, il n’y a rien d’impartial dans les échanges que nous avons eu et je ne peux que retransmettre des échanges sur lesquel j’ai moi aussi mon opinion. Suite aux récents évenements et de l’attaque d’un poste de police par DAESH à Ben Guerdane à 60 kilomètre d’ici, la garde national, l’armée et la police sont omniprésent dans le payasage. L’armée et la garde national sont lourdement armée et tiennent des endroits stratégiques lié à la situation économiques : banques, axes de transports, sièges du grouvernements … La police est quant à elle beaucoup plus « fourbe » .. Il y a de nombreux policier en civile .

J’ai eu la chance de vivre mon premier contrôle sur Medenine hier soir en rentrant à la maison. Après une quinzaine de minutes et vérification de mes papiers qui était en règles (du à une visite au commissariat quelques jours auparavent et d’une poignée de main avec le commissaire) j’ai eu le droit de recontinuer mon chemin. Les bierres que j’avais dans mon sac n’ont absolument pas jouer en ma défaveur. Mais situation qui me paraît comique, c’est la première fois dans ma vie que la police s’excuse de m’avoir controler. Est-ce parcque je suis un homme blanc, qui plus considéré comme un touriste ?

Ici les relations entre la police et les habitantEs sont mitigées. Après une discussion avec un jeune au café, il m’a expliqué que de nombreuses situation sont soumises au portefeuille de la personne subissant ce contrôle policier, avec de l’argent tout va bien. Il n’est pas rare de voir tager sur les murs A.C.A.B (All Cops Are Bastard), slogan contre les forces d’oppression policiaire, à l’inverse une grande fresque a été réaliser dans le centre ville en soutien à la garde nationale et son action contre les « terroristes ».

Mon volontariat commence petit à petit, ces rencontres en font partie et me permettent de me sentir bien. Ici la flexibilité est le maître mot et de nombreux projets m’animent. Tout se négocie et tout est possible. Mon premier souhait est de rester dans un cadre d’éducation non formelle et de ne pas intervenir dans des établissement éducatifs comme le lycée pilote. Je souhaite rester dans le champs de l’éducation populaire et pour ça, quatre grosse thématiques me viennent à l’esprit.

  • La création d’une équipe d’animation afin d’intervenir dans des espaces ouvert avec les volontaires locaux recrutéEs actuellement. Je souhaite que nous soyons 4 ou 5 afin de s’organiser collectivement, d’apprendre à travailler ensemble et grace à une certaine régularité que nous puissions nous épanouir et permettre aux jeunes de s’émanciper par le biais de jeux, d’échanges et d’activités de création et d’expression.
  • Création d’un atelier permanent d’écriture « rap ». En effet, j’ai pus rencontrer des jeunes d’ici qui pratiquent le rap durant leur temps libre, nous avons rapper ensemble et le souhait est partagé de continuer ces expérimentations. D’enregistrer et de tourner des clips. En lien, il y a un groupe de breakdancer , d’adepte du parkour et du graffiti. La cutlure dite hip hop est représenté ici.
  • Le constat est fait qu’ici, il n’y a pas d’espaces de formations à destination des animateurices. Les gens de l’associations souhaitent que je puisse mettre en place des temps de formations issus des temps constituatnt un base BAFA à destination des autres volontaires. Il me paraît possible de réfléchir à cela et de proposer différents contenus et démarche, cependant la coopération internationnal CEMEA – AVER peux être un projet à plus long terme sur lequel je n’ai aucune compétences mais cepenant le souhait de me former.
  • Ici le français est la seconde langue parlé, par les tunisien.ne.s et par nous les volontaires. Il y a déjà des ateliers appelés cours de langue italienne et allemande et un atelier de conversation en anglais. Je ne souhaite pas proposer de cours de français, je n’ai aucune pédagogie lié à cet apprentissage cependant, nous allons mettre en place des temps d’échanges en langue française. Il ne reste plus qu’à réfléchir à un outil permettant de choisir les sujets de chaques temps, je ne veux pas que ce soit moi, volontaire qui choisissent les sujets à chaque fois.

Ces quatres thématiques sont pour l’instant ce que je souhaite mettre au travail, pour cela, j’ai du temps et la possibilité d’avoir des personnes avec qui en discuter. Plus tard, lorsque j’aurais réfléchi et rédiger des trames de projets j’en ferais pars via ce blog.

Dans les jours à venir, je vais assister à une formation d’accueil et d’arriver afin de pouvoir me projeter. 4 jours dans une station balnéaire dans un hôtel 4 étoiles, je suis ravi .. Manquerais plus qu’ilLEs viennent nettoyer ma chambre tous les jours .. Tempis c’est le programme, après ces quatres jours, je m’en vais assister à un festival de théatre dans les montagnes du Kef dans le nord ouest de la Tunisie, je compte aussi y rencontrer un tatoueur dont on m’a parlé, je souhaite lui emprunté sa machine.

Et parcque la lutte ne s’arrête pas durant un voyage, un petit message de soutient à celles et ceux qui luttent en France : « Pas de droit du travail sans droit au chômage ! »

J’écoute en ce moment MBS (Micro Brise le Silence), groupe de rap algériens.

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