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.. Tunis, un séjour basé sous le signe du mouvement et des échanges ..

Publié le vendredi 1er avril 2016

" Une journée et demi sur Tunis,
j’ai pas souhaiter me reposer,
juste kiffer, me balader,
explorer la ville tel Ulysse .. "

  • Article écrit le lundi 21 mars.

Je suis ici à Hammamet afin de vivre une formation à l’arrivée à destination des service volontaire européen du dispositif euromed. Avant de parler de ce que je vis ici, il me paraît intéressant de parler de ce que j’ai vécus en une journée et demi sur Tunis.

C’était un mélange très éclectique d’activité et j’ai fait le choix d’exploser mon rythme de vie auquel je m’était habitué dans le sud. Départ jeudi soir, en milieu de soirée, louage direction Tunis. Les louages sont des taxis collectifs disposant de 8 places en plus du conducteur. Lorsque le louage est complet, nous partons. Initialement avec le chemin que nous avons emprunté, la côte et son autoroute, le temps de trajet est de 6h30. Dans la situation actuelle qu’est l’état d’urgence, nous avons mis une heure de plus. Nous avons été arrêter environ une vingtaine de fois par des contrôles soit de la police, soit de la garde nationale. Dans cette situation, le chauffeur sors, ouvre le coffre, et la personne réalisant le contrôle regarde en moins de 10 seconde et on repars. Les contrôle n’ont jamais durée plus de 3 minutes. Mon trajet n’a pas été des plus confort, malheureusement, les deux personnes étant à mes cotés était un petit un peu en surpoids et manque de pot, l’un ronflait … A vrai dire, j’en rigole .

Arrivé à Tunis à 5h, direction un café, puis la plage de la Goulette. La Goulette est un quartier/village en périphérie du centre ville. La vie là bas est partager entre authenticité et accueil de touriste. Ici la plage n’est pas réservé à la baignade mais à la pêche au filet. Nous avons donc pris un second café et fumé une chicha devant le lever de soleil et observé le départ des pêcheurs et il paraît que le midi, ces mêmes pêcheurs organisent des barbecue sauvage afin de permettre au individuEs de manger du poisson frais, nous étions déjà parti.. Après ce moment fort agréable, nous nous séparons, et je me dirige vers la médina, mon objectif me perdre et trouver un endroit chouette ou aller me reposer et boire un café. Les gens ne me prennent pas pour un français lors du premiers contact mais seulement après avoir commencer à baragouiner des trucs en tunisien. Dans la médina l’échange entre les gens est un rapport marchant avant tout et la situation me pèse. Vite quitter les gros axes et aller dans les rues encore plus petite. Les bâtiments et les couleurs des portes et des volets sont magnifiques, mais le poids de mon sac commence à me tirailler les épaules et la fatigue se fait sentir après cette nuit blanche, je cherche au plus vite un café.

Avec ma chance, je choisis encore le bon endroit où aller. Je me retrouver à coté d’un bâtiment gouvernemental appelé la casbah, haut lieux de la politique tunisienne, mais ça je ne le saurais qu’après. Je m’installe à une terrasse et ouvre mon ordinateur afin de me mettre à travailler, c’était soit ça, soit je dormais. J’ai terminé à ce moment là la rédaction de mon projet d’animation concernant les ateliers rap. Je suis rester environ 3 heures et autour de moi de nombreuse personnes, hommes ou femmes, en costumes tailleurs ou cuir, lunettes de soleil se sont succédé. Lorsque que j’ai quitter le lieux, j’ai eu droit à la visite d’un cuir, lunette, oreillette et c’est parti pour un interrogatoire sauvage. « T’es qui, tu fais quoi ici, qu’est ce que t’a entendus, t’espionne pour le compte de qui .. ? » la tension monte et là où mon passeport m’avait toujours permis de partir rapidement, là c’est plus compliqué et ça à durer assez longtemps, les militaires à proximité ont les doigts sur la gâchette. Mon sac est suspect, vive l’état d’urgence !

Après ce contrôle, je retourne dans la médina et essaye de retrouver mon chemin. L’orientation dans la médina ne sert à rien, les rues de sont absolument pas régulière ni parallèle. J’ai galérer à ressortir. Je trouve un parc, un sandwich à l’omelette et un bouquin. Mes yeux se ferment, je m’endors et me réveille trois heures plus tard, allongé dans l’herbe. Habillé de noir, le soleil chauffe mes vêtements, c’était vraiment agréable. Bon il est temps de retrouvé les gens chez qui je suis héberger ce soir. Pas de chance personne n’est à la maison, je garde mon sac à dos et direction le parc du Belvédère, grand jardin botanique a proximité du lieux où je dois me rendre une heure plus tard. De nombreux enfant jouent devant le regard des hommes et des femmes, des jeunes couples se baladent, ce lieux loin d’être calme est cependant très ressourçant.

Il est l’heure, direction les locaux de France Volontaire afin de vivre un pot d’arrivée et départ. Nous somme environ une quinzaine, des proche tunisienNEs de l’association et des volontaires de France et de Nouvelle Calédonie. Les profils sont multiples et les échanges nombreux. J’ai vécu une conversation très intéressante sur la réalisation des tatouages des îles et leurs signification. Si je dois aller un jour là bas (le billet d’avion aller retour est à environ 3000€) il faut y aller durant le festival du Pacifique qui a lieux tout les 4 ans. La bière et le vin descendu nous amènent à nous bouger vers une boite de nuit. Ma première cohabitation avec la jeunesse branchées et friquées de Tunis. Choc culturel .., ma parqua et ma casquette font tache, mon malaise doit se lire sur mon visage. Direction la maison afin de continuer à faire la fête.

Lendemain matin, le mal de crâne est présent, le gin était de trop. Une douche, un petit dèj et de la couture me font émerger. Direction le café afin de rencontrer les copains et les copines. On partage et on s’organise pour l’après midi et le départ pour Hammamet afin d’être présentEs pour le début de la formation. Je reste avec deux amis, l’un tunisien, l’autre breton et leurs deux amis du Kef. Direction un lieux qu’on me présente comme l’extrême de ce que j’ai vécus hier soir. Le repère des zoufri qui veut à la fois dire ouvrier et voyou. Ce bar se trouve à proximité de l’ancien port et de l’usine des tramway. Je me remet à boire, on parle association, indépendance, et zone autonome en Tunisie. Les conversations sont fort intéressante et nous somme invité à aller rencontrer un chanteur lyrique d’environ 90 ans dans les montagnes du Kef. Le weekend prochain ? Nous nous projetons.

Le périple sur Tunis se termine. La suite, Hammamet, station balnéaire et situation économique en Tunisie.

En écoute : La Gale et les Zoufris Maracas .
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