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Prise de notes visite vieille ville Naplouse

Publié le mardi 19 mars 2013

A Naplouse, vivent des chrétiens, musulmans et samaritains.

On passe à côté d’une église-mosquée qui sert d’école aujourd’hui : On peut tous vivre ensemble.
Human supporter fait des camps d’été dans lesquels ils accueillent 45 enfants : 50% d’entre eux sont chrétiens, et 50% sont musulmans.

Historiquement, Naplouse est une ville où l’on trouvait beaucoup d’usines de savons. On peut reconnaître les batiments grace à leurs très grandes fenêtres. Aujourd’hui, beaucoup de ces usines sont fermées parce que les personnes sont parties à cause de l’occpuation, ou du fait des mouvements de populations.

On trouve énormément de photos/affiches de martyrs en Cisjordanie. Les martyrs sont les personnes (enfants, hommes, femmes, personnes âgées…) tuées par l’occupation.

Nous passons devant une ancienne grande usine de savons, devenue parking après les incursions israéliennes de 2002. L’armée a effectivement détruit nombre d’usines et d’habitations à cette période, à l’aide des 50 tanks qu’ils avaient postés dans Naplouse. Les habitants n’avaient pas ou que peu de temps pour quitter les maisons . Rien n’a été reconstruit à la place des usines, qui étaient des moyens de ressources économique. Aujourd’hui, alors que les reconstructions commencent, les traumatismes restent bien présents.

Durant les incursions, la vieille ville était sous couvre-feu. Mohammed nous raconte l’histoire d’un homme qui était à son balcon durant un couvre-feu, et s’est fait tiré dessus par un snipper. Son père, qui était dans la maison juste en face, de l’autre côté de la rue, n’a rien pu faire. Il lui était interdit de traverser, au risque de lui aussi de prendre une balle. Il a vu son fils mourir sous ses yeux.
Pendant cette période, même les personnes du corps médical (docteurs, infirmier-e-s…) ne pouvaient pas sortir. Les ambulanciers n’étaient pas autorisés à se rendre à l’hôpital non plus. Mohammed nous montre une maison que les habitants de la vieille ville ont transformée en « hopital de proximité » pendant les incursions de 2002.
Nous visitons ensuite une usine d’épices, qui comprend un musée de vieux objets palestiniens au fond.

On nous raconte ensuite l’histoire d’une maison du quartier d’Arion, dans la vieille ville toujours. La famille n’était pas prévenue de la destruction imminente de sa maison. A 4h du matin, elle a été démollie pour faciliter l’accès à la vieille ville pour les tanks. Certaines personnes ont mis trop de temps à sortir, ils sont décédés. C’est leur nom qu’on trouve inscrits sur la pierre, face à la maison reconstruite.

Nous avons ensuite visité une usine de confiseries, qui historiquement était une prison.

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