Accueil > Palestine > Palestine ici et ailleurs > Service Civique International 2012-2013 > Atelier d’écriture collectif.

Atelier d’écriture collectif.

Publié le jeudi 2 mai 2013

Voici nos textes, issus de l’atelier d’écriture grace à un temps qu’on a pris pour ça et une forme d’exercices spéciale.

« Résister c’est créer » Cléo.

Interview avec Handala.

Le soleil est au rendez vous au camp de réfugié de Jénine. Je prend le car ombragé du Freedom Theatre, haut lieu de la résistance culturelle en Palestine. C’est là que j’ai l’occasion de rencontrer Handala personnage emblématique de la situation palestinienne. Je ne peux voir que son dos car on ne verra son visage que lorsque la Palestine sera libre.

« Bonjour Handala, pourquoi as tu décider de faire cette rencontre au Freedom Theatre / Théâtre de la Liberté ?

— Parce qu’il s’agit d’un lieu où la résistance est très forte. Quand je parle de résistance ce n’est pas une manifestation ou lancer des pierres, c’est une autre forme de résistance, qui si fait à travers des créations artistiques. Ici c’est le théâtre.
Moi même je suis le résultat d’une forme de résistance culturelle et mon créateur à été tué pour ça.

— Est ce que cette forme de résistance est très présente en Palestine ?

— Oui, dans beaucoup d’endroit. Il y à de plus en plus d’associations qui font des activités culturelles pour les enfants, comme Laylac ou Keffyeh Center. Ces actions leurs permettent d’avoir de l’inspiration pour créer une nouvelle génération et une nouvelle forme de résistance. Résister c’est créer.

— Est ce que créer c’est résister ?

— La création n’est pas forcément un acte de contestation ou de résistance. En Palestine par contre c’est généralement le cas et c’est aussi ce que donne de l’inspiration aux artistes. La résistance motive la création et résister c’est exister. Cela donne un sens ) notre vie.
Ils peuvent nous tuer ou nous emprisonner, mais jamais il ne pourront nous enlever notre liberté de penser.

Marine.

Be strong don’t say nothing

Be Strong its something important for the Palestinians. Because when I was not here when me father was in jail so most of the palestinian families have stories hard and difficult. . .

So we have to resist and don’t say nothing and take rest because it’s our right.

My mother told me « I have to be strong » when I was child, and now I understand why she told me that. . . Because our situation need that.

M.

Hébron

A Hébron, la violence, elle vient des arabes. La rage c’est eux qui nous la mettent. On vous parle de conflit permanent ? D’oppression ? Foutaises. On a mis des siècles pour obtenir une terre. Vous lisez « gaz the arab » sur les murs ? La Torah nous laisse le droit de penser ce qu’on veut, et surtout d’exécuter. Le dégoût c’est vous qui nous le donnez. A croire qu’on construit des colonies pour une oppression plus visible. La monstruosité humaine c’est juste ces arabes terroristes et antisémites qui brisent nos familles. . . Si on vous parle d’anfants caillassés, c’est qu’on est obligé de se défendre. Ce sont eux qui nous dérangent, qui nous occupent. Ici, certains pensent qu’il existe une déshumanisation, qui se passe un peu comme une déforestation. On ne veut plus de tensions ici. Alors on agit. Simplement . Si tout ce que vous pensez de nous était vrai, alors pourquoi obtiendrions-nous l’aide des États-Unis et de nombreux autres pays ? Jamais on ne perdra espoir. Tout ce qu’on fait, on le fait in humanity. Pour que chacun reprenne sa place. Free Israël.

Aurore.

Les services

Aujourd’hui après mon cour d’arabe j’ai voulu repartir pour le désert. J’ai appelé un taxi qui arrivait, la musique à fond. Je lui ai demandé : « combien ? »
Il m’a regardé avec des yeux de la taille d’une soucoupe aux lentilles.
« Shou biddek ?
— Kaddesh, j’ai répété.
— Mish moushkila, il m’a répondu ».

Enfin je crois, j’entendais pas bien à cause de la musique qui lui sortait des oreilles. Il est parti à pleine balle vers la mer comme dans film de Sergio Leone. Mais ou il va déjà ce film ? !

A cause du gangnam style qui sortait des neurones du chauffeur la voiture s’est mise à danser alors j’ai crié accapela « Shouf the road ! »
Il m’a regardé droit dans le regard, sans dire un mot, juste une note « La ».

Les tut de priorité me collait à la peau quand je soutenais « je veux pas mourir, je veux pas mourir ! »
Il à recommencer à chanter en disant « La ! La ! La ! Ana suber driver, suber driver. »

Tût-tût dans un désespoir d’être accordé et enfin, dans la dernière mesure -Boum-.

L.

Les services

Une des façon de se déplacer en Palestine c’est de prendre un service.

Mais au fait c’est quoi un service ?
Eh bien c’est un taxi collectif avec la plupart du temps un super driver au volant qui écoute de la musique à pleine balle !

A quelques exeptions près le conducteur roule comme un dingue sur un air de gangnam style, et c’est dans ces moments là que tu te dis (intérieurement ou pas) « j’veux pas mourir, j’veux pas mourir ! » (surtout sur du gangnam style) !
Quand l’allure devient intenable et que le chauffeur ne regarde plus la route il arrive que certains tente des « slowly slowly » ou autres « Chouf the raod !!! » ça les fait marrer mais pas ralentir, bien sur l’usage du klaxon est de mise ! Je dirais même que les deux trucs les plus importants en matière de véhicule ici sont l’indémodable « tûût tûût » et les freins ! ! !
Un des grand classiques des services c’est aussi de passer par les chemins les plus longs et c’est dans ces moments là que tu te dis « mais où il va ? » Par miracle il arrive toujours à bon port.

Puis vient la question fatidique « kaddesh ? » et c’est là que l’on se dit que finalement des cours d’arabe ça aurait été pas mal histoire de pas se faire arnaquer.

Cléo.

Titre inconnus

« — Dring ! Dring ! Dring !
— Allô ?
— Vous avez un nouveau message. Reçu aujourd’hui à 23H30. . .
— Merde.
— Qu’est ce qui se passe ?
— Non rien c’est mon Jawal qui me laisse toujours un message de 3 heures avant d’appeler.
— Haha moi j’ai pas de Jawal !
— Nan mais allô quoi ! T’es en Palestine et t’as pas de Jawal ?
— Bah et le tien il marche même pas, tu l’aurais pas acheté en Israël ?
— pfff.
— Dring ! Dring ! Dring !
— Allô ?
— Shalom ! Ce sweet rouge te vas à merveille.
— Quoi ? Mais qui est-ce ?
— Tu le sais pas encore mais tu es déjà mort. On t’as à l’œil.
— Hein ! Mais c’est qui ? Qui êtes vous ? Et comment connaissez vous mon numéro de téléphone ?
— On à la photocopie de ton passeport. On viendra bientôt pour toi. Il ne te reste plus beaucoup de temps.
— Quoi ? Allô ? Allô ?
— C’était qui ?
— Les israéliens je crois.
— Qu’est ce qu’ils te voulaient .
— Me buter.
— Ah bah. . . Au moins vous communiquer maintenant.

S. et C.

Titre inconnus

Dheisheh, Balata, Askar, tous soudés vers le retour, continuez d’utiliser vos clés de solidarités que l’on vous à si bien éduquées afin que ma réflexion et la création de la 3eme génération soit la force qui ramènera tout le monde à la Maison.

Max

Désinformations, lutte des membres

Quelque part en Palestine.

Les yeux : Du ciment, du ciment, des murs, Le mur, des maisons, une colonie. . .

Le bide : en vérité tu nous fais chier, j’ai faim.

Les oreilles, s’adressant au cerveau : Mouqawama ça veut dire résistance ?

Le cerveau : “grrrrz... Analyse en cours, grrrrz... 20 minutes, processus d’identification. Tut.

Les pieds : on va où ?

Le bide : prendre des falafels.

Les oreilles : à la maison, écrire mouqawama

Le cerveau : “grrrrz... Analyse en cours, grrrrz... 20 minutes, processus d’identification. Tut.

Les reins : nulle part, on s’arrête, on fait une pause. Agir au quotidien ça me pète les rein.

La bouche : boire un café et fumé, s’enfumer c’est résister.

Les poumons:opopop, vous faites quoi là ? C’est quoi ce poulailler ?

Le bide : j’ai faim.

Les yeux : du ciment, du ciment, un check point, un mirador

Le cerveau : “grrrrz... Analyse en cours, grrrrz... 20 minutes, processus d’identification. Tut.

Les poumons : vous me pompez l’air, c’est quoi ce conflit, vous m’oppressez ? ! Vous pouvez pas vous trouvez d’autres occupations ?

Le corps : comment trouver une forme finale à tous ça ?

Jibi.

Titre inconnus

La montagne le désert
Tout en haut pendant le levé
Du soleil et la prière de 4h

Mer morte rougeâtre et dorée
Beauté surnaturelle
Souffler

Profondeur de la nuit
Exceptionnel et magique
Merveilleux

Beauté magique
Irréel et silencieux
Envie

Julien.

Titre inconnus

Aïcha se réveilla au lever du soleil avec une folle envie : aller cueillir des étoiles en haut de la montagne. Elle se mis donc en chemin, son oud à la main. Le paysage était de toute beauté. Pleine de ressources, Aïcha se construit un petit pont de pierres pour traverser un ravin.Le soleil était déjà à son apogée. Aïcha accéléra car elle voulait rentrer à la nuit tombé, pour son initiation à la dabké. Après avoir franchir le ravin, Aïcha pensa que rien ne pourrait l’arrêter, jusqu’à ce que qu’elle tombe sur un check-point, nez à nez.

Ju.e.

Tout ce qu’on à a faire c’est résister.

Tout ce que les palestiniens on à faire c’est de résister, j’ai rarement vue un peuple aussi fort et courageux malgré l’oppression quotidienne, il garde la force et de la détermination pour seule but que les Choses changent un jour.
Ce ne sont pas des terroristes comme les médias prétendent le dire mais des héros qui se battent et luttent pour faire avancer les choses, ils ne sont pas en guerre ni en conflit mais en oppression face à l’occupation.

Balata.

Je n’ai ni touché ni vu les cheveux de mon ex -fiancée pendant 3 ans.

Cette phrase touche à la fois à la découverte de l’autre et à la compréhension de celui-ci. L’autre c’est celui qui est différent de moi ou qui me ressemble. . . La différence peut se traduire par une culture, des moeurs, des croyances qui ne sont pas les miennes. La différence, dans la rencontre de l’autre fait pour moi appel à des questions de compréhension, de respect, mais comment ?

« 3 ans avec quelqu’un sans voir ses cheveux ou sans la toucher », les réactions se sont traduitent par des « putain », des « terrible mais joli », des « frustrations », des « quels sacrifices ». . . Ce qui traduit en parti un sentiment d’incompréhension. . . Mais aussi touche aussi à des questions de compréhension, et de respect. Mais comment ?
Comment comprendre « le sacrifice », « le poids de la religion », « les barrières imposés-voulues » ? Comment dépasser ces frontières pour se comprendre.

Au vu des réactions, je m’interroge sur la question inverse. Qu’est que cette personne répondrait si on lui disait que le mariage n’a pas forcément une grande signification, qu’une seule personne peut avoir plusieurs relations, dont certaines où l’on attends très peu de se connaître...
Comment et peut-on comprendre ces différences culturelles ?

Louise.

CEMEA Pays de la Loire - 15 bis allée du comandant Charcot - 44000 Nantes - 02 51 86 02 60 SPIP | réalisé et hébergé par les CEMÉA Pays de la Loire | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0