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Spielmobil...retour de visite

Publié le mardi 26 septembre 2017

Aujourd’hui nous avons visité un Spielmobil. Nous avons été accueilli par Raymund (qui travaille à SpielTiger depuis 22 ans et Stefie (travailleuse socaile sur le quartier)
Le SpeilMobil est un camion de jeu qui vient de manièrerégulière proposer de l’activité dans les quartiers et camps de réfugiés.

Nos ressentis après cette visite
Chouette concept, dispositif au plus proche du public. Aller vers le public. La régularité de l’action est importante.
L’absence les autres jours ça crée quoi ?
Je me suis sentie à l’aise. La langue bloque un peu.
La présence d’un enfant en situation de handicap m’a permis de discuter sur l’accueil de ce public avec Raymund. Intéressant et bon moment.
Ça me donne envie de faire plein de choses, d’essayer mais comment faire ?
Moi je ne me suis pas sentie à l’aise, je n’ai pas de vécu d’animatrice
Ca me met en réflexion sur le fait d’aller vers le public
J’ai apprécié la rencontre avec Raymund. Frustration de ne pas parler allemand.
Difficile au début dans la rencontre avec les enfants au début mais le jeu permet la rencontre. Des questions sur la façon de faire en tant qu’anim (sortir des structures), sur les aménagements et notre posture.
Les animations ont du sens
Interrogations sur le modèle économique de la structure
Quelle autocensure en France sur la prise de risques ? Différences de réglementation ?
Je découvre le concept, ça me fait penser à la rencontre avec l’Acavale.
Cette rencontre m’a rappelée le travail d’éduc. spé dans l’approche, dans l’entrée en relation avec le public
Intéressant rencontre avec Stephie travailleuse sociale qui a expliqué son travail sur le quartier et le travail en réseau.
Importance de la rencontre et de symboliser la fin du temps. Moment intense de rencontre.
Temps d’échange en petit groupe est plus facile. On peut plus poser des questions. Intéressant d’avoir le regard complémentaire de 2 professionnels.
Le Spielmobil est pour moi une gymnastique de la spontanéité. Cela interroge ma pratique. J’ai pu le vivre aujourd’hui.
Aller sur des lieux comme cela me fait prendre une claque sur la réalité sociale mais aussi de vir qu’il y a des gens qui se bougent et qu’il est possible d’agir. Cela fait relativiser sur nos « difficultés » de structures .

4 axes de réflexion ressortent des ressentis, nous décidons d’approfondir :

Hors les murs
Pour nous le Hors les murs nous interroge sur comment animer de cette façon quand toutes nos missions sont dans les murs. Comment se rendre accessible ? Quels objectifs ? Quels intérêts selon le public visé en lien avec le territoire ? En France, soit on va vers soit on fait rentrer les gens dans les structures...Comment faire sortir les gens du quartier ou les enfermer dedans ?
Avec quels supports ? Dans nos pratiques, il faut penser à d’autres supports que le camion pour être repéré. Faut-il y aller à plusieurs ? Comment y aller la première fois ? Question du public non captif. Il faut accepter que le public ne suive pas les propositions. Cela nous oblige à nous adapter au public. Nécessité d’accepter l’aide de personnes qui ont déjà travaillé cette posture.
Comment le « hors les murs » recentre notre travail pour et avec le public et seulement pour et avec les partenaires et/ou financeurs

Prise de risque
En France on a l’impression de beaucoup de réglementation et de frustration pour les professionnels. Culture de la peur pour les professionnelLEs et familles. Comment travailler à la réassurance des équipes, des familles ?
Comment travailler sur une transformation des pratiques ? Cela passe par des choix pédagogiques qui doivent se travailler.
Comment en tant que pro on accepte de sortir de notre zone de confort, de prendre des risques à transformer nos pratiques, d’apprendre des nouvelles choses ? Cela nécessite une connaissance de la législation et une réflexion en lien avec des choix pédagogiques et avec les projets de structure

Posture

L’entrée en relation dépend du contexte et de la médiation utilisée (jeu ou autre). La posture va dépendre de la connaissance qu’on a ou non du public.
La posture se travaille avec un aménagement et la mise à disposition de matériel.
Importance de l’observation et de s’adapter à ce qui se passe plutôt que de proposer.
L’adaptation ce n’est pas l’anticipation ? Cela fait discuter au sein du groupe. Il semble que l’anticipation soit nécessaire
Jusqu’où sommes-nous capables de nous adapter ? A quoi ? Dans quel cadre ? Comment la personne que je suis influe sur ma posture ?
Dans quelles mesure sommes nous capables d’accueillir de nouvelles personnes ? De les former ? De continuer à nous former ?
La posture doit se travailler en équipe

Travail en réseau

Quel est le poids de l’État dans le travail en réseau ? Si en France on a l’impression que ce sont les financeurs qui ont le pouvoir, comment les structure de terrain qui ont une connaissance de terrain peuvent influer sur les rapports de pouvoir ?
Pour nous, travailler en réseau, c’est se reconnaître l’un l’autre et avancer ensemble
Est-ce que le réseau est conditionné à nos rapports à l’État ?

DE 10, le 26 septembre 2017

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