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Une soirée à Askar Al Jaded

Publié le jeudi 3 avril 2014

Le nouveau camp de réfugiés d’Askar - Askar Al Jaded - se situe à la sortie sud de Naplouse. Cette semaine, j’y suis allée pour voir les copain-e-s de l’association Keffiyeh. A cette occasion, j’ai été invitée à passer la soirée et la nuit dans une famille.

Ce soir là était un moment exceptionnel pour la famille. En effet, le lendemain matin, une partie de la famille (4/5 personnes) ira rendre visite à l’un des fils en prison en Israël depuis 12 ans. Ce soir là, il y a donc de nombreux membres de la famille présents dans la maison, et surtout beaucoup d’enfants.

Nous sommes tous réunis au rez-de-chaussée, dans un salon aménagé en deux parties. J’observe par la suite qu’une partie, autour de la table principale et proche de la télé, est destinée aux hommes, et l’autre côté du salon est plutôt l’endroit pour les femmes. J’écris « plutôt » car si une place se libère du « côté homme », n’importe qui peut l’occuper. C’est en tout cas ce que j’ai observé. Etant étrangère/invitée j’ai pu m’asseoir où bon me semble.

Après un premier thé, un premier repas est servi. Plusieurs plats sont posés sur la table dont du houmous, du « foul » (une sorte de purée de pois de couleur marron), du riz et des haricots en sauce à mélanger avec le riz. Nous partageons ce repas qui s’avère très bon. Un café, quelques personnes en moins, d’autres en plus, et c’est reparti pour manger. Cette fois on nous sert des œufs brouillés, une omelette et des frites, toujours accompagné de houmous. C’est toujours aussi bon mais je suis surprise de voir un second repas être servi.

Ce soir, c’est aussi soirée foot. Le match commence ! et un narguilé est de sorti. Peu intéressée par le match, je me joins aux femmes autour du narguilé. Elles ne parlent pas vraiment anglais, et moi pas vraiment arabe, mais, malgré tout, nous essayons de communiquer. Je ne pense pas qu’on se soit toujours bien comprises mais nous rigolons bien !

La soirée touche à sa fin. Je vais passer la nuit dans la maison. Dans cette maison vivent en fait les parents et la soeur du copain de Keffiyeh, et au-dessus il a son propre appartement avec sa famille. Il n’est en effet pas possible de construire des habitations au-delà des limites actuelles du camp. Les enfants, lorsqu’ils se marient, peuvent donc construire un étage au-dessus de la maison parentale pour accueillir leur propre famille. Ce soir là, je dormirai donc avec la plus jeune soeur de la famille qui habite encore avec ses parents. Layla saida.

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