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Première journée : Jérusalem

Publié le samedi 28 décembre 2013

26 décembre 2013

On est cinq. Trois personnes sont arrivées aux alentours de minuit, les deux autres vers 5 heures le matin.
Nous nous rejoignons à l’hotel à Jérusalem. Les dernierEs sont accueillies par les premierEs arrivéEs, on se raconte notre passage à l’aéroport et nous décidons de partir prendre un petit déjeuner dans la vieille ville.

P’tit dej dans la vieille ville

Le lieu que nous choisissons pour cela est un café dans lequel nous savons que nous pourrons rencontrer A. Nous souhaitons lui demander de nous faire visiter la ville (revenez dans 2 jours pour le compte-rendu de la visite ;) ). Nous rencontrons donc A., avec qui nous programmons le tour de Jerusalem et avec qui nous discutons : son voyage en Europe, François Hollande, Mahoud Abbas. Il nous parle aussi de sa situation financière. Emprisonné longtemps par Israel, il a refusé de payer les taxes pendant sa détention (équivalent de la sécurité sociale, assurance...). Aujourd’hui l’état d’Israel lui réclamme une somme d’argent énorme (on ne se rappelle plus bien combien), avec la menace de l’enfermer à nouveau s’il ne payait pas... A. a pris un avocat, ils ont réussi à ce que la somme réclamée diminue de moitié, mais elle reste quand meme conséquente (l’équivalent de plusieurs milliers d’euros).

Pendant la discussion, deux Israëliens armés et en uniformes se posent à proximité. A. nous explique que ce ne sont pas des soldats, que ce sont plutôt des jeunes qui n’ont pas réussi à s’engager dans l’armée et qui font partie des services de sécurité (de la ville ?). Ils sont très jeunes (18 ans ?), armés et l’un d’entre aux passe son temps sur son smartphone (est-il en train de communiquer avec ses amis facebook qui font le même boulot que lui ?)

Nous nous séparons en deux groupes. Trois personnes se lancent dans un « T’cap ou pas cap ? » qui est en ligne (ou bientôt en ligne). Les deux autres personnes se rendent à l’OCHA (office of the coordination of humanitarian affairs), un service de l’ONU qui édite des cartes et des atlas sur la Palestine (http://www.ochaopt.org/).

À la découverte de la ville

Pendant le « Tcap », nous découvrons les colonies dans le quartier arabe avec notamment la maison de Sharon et ses immenses drapeaux israeliens (la photo arrive bientôt), nous rencontrons des personnes qui nous affirment que le quartier marocain n’existe pas, nous croisons des processions de chrétiens portant la croix et refont le chemin de Jésus le long de la via dolorosa, nous passons un checkpoint pour aller voir le mur des lamentations, prenons en photos les caméras (plusieurs par rues, 3 ou 4 à chaque carrefour), croisons un certains nombre de militaires, flics, agents de sécurité accompagnant des colons dans certains quartiers, etc.
Nous sommes sans cesse abordéEs par les commerçantEs, et des genTEs dans la rue qui veulent nous vendre diverses choses ou services.

Cet après-midi nous posera pas mal de questionnements

Notre posture est-elle proche de celle des touristes ? Le fait qu’on nous propose essentiellement des échanges marchands nous renvoie à des rapports de classes (sociales). Le fait qu’on soit assimiléEs à des touristEs nous a renvoyé à notre position d’occidentaux/ales.

Le fait de proposer dans un même magasin des drapeaux palestiniens à côté de t shirt « i love Israël » ou des keiffieh à côté de t-shirt « Don’t worry be jewish » nous a déstabilisé. On s’est rendu compte que beaucoup de choses dans cette ville sont faites pour que le conflit soit caché (est ce pour « préserver » le tourisme ?).
Tout ceci nous a donné l’impression que la vieille ville est à la fois très hétérogène (en classes, religions, situations, histoires) mais que chaque aspect est hérmétique à l’autre. Pour certainEs, les représentations binaire qu’on peut avoir sur les rapports IsralienNEs/PalestinieNEs ont été bousculées.

On se pose à l’hôtel pour se raconter nos après midi, exprimer des ressentis, commencer à analyser notre vécu. Nous partons ensuite pour manger dans un restaurant aux abords de la vieille ville. Sur le chemin du retour à l’hotel, on croise notamment des palestiniens qui font de la meuleuse de quoi rendre jalouxSES les gentES du groupe Activité Manuelle des CEMEA (http://www.cemea-pdll.org/Les-group...). On se rendra compte le lendemain matin qu’ils construisaient un four à pain sur le trottoir d’une rue en une nuit. Nous finissons notre journée par un fou rire général à l’hôtel.

Demain nous rencontrerons des genTEs qui luttent ici à Jerusalem dans le quartier de Silwan.

A, C, L, T.

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